La Juste Pension

Le premier calculateur intelligent et équitable

Le formulaire ci-dessous va comparer le barème du ministère de la Justice à une méthode plus fine et rigoureuse qui tient compte de toutes les ressources, de toutes les charges, du temps de garde réel, des frais payés par chacun et de l'impôt.
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1 Les parents

Votre prénom va faciliter le remplissage du formulaire et la génération du rapport pour votre avocat.

Parent A
Parent B

2 Les enfants

Les informations sur les enfants permettent d'estimer les frais associés aux enfants. Par exemple, plus l'enfant est âgé, plus son coût augmente (échelle de l'INSEE / OCDE).

3 Le mode de garde

Les frais de la vie courante (alimentation, logement, vêtements, entretien, soins, mobilier, transports, loisirs, électricité, chauffage…) sont estimés automatiquement selon le temps de garde. Une journée de vacances compte davantage qu'une journée d'école : les repas du midi se prennent à la maison, les sorties, les séjours, les déplacements et les activités sont plus nombreux.

4 Frais spécifiques des enfants

Montants mensuels réellement payés par chacun pour les enfants communs (sur justificatifs/factures).
Pour une dépense annuelle (rentrée, licence, inscription), divisez le montant par 12.
Ne comptez pas la nourriture, le logement ni l'énergie : ils sont déjà estimés dans la vie courante.

Payés par APayés par B
Cantine
Scolarité (inscription, fournitures, sorties et voyages scolaires)
Soutien scolaire, cours particuliers
Activités extrascolaires (sport, musique, licences, équipement)
Garde d'enfants (crèche, assistante maternelle, périscolaire)Montant déduit des crédits d'impôt éventuels
Santé non remboursée (orthodontie, lunettes, psychologue…)
Mutuelle (part des enfants)
Transport (abonnement, trajets vers l'école)
Téléphone, forfait mobile
Centres de loisirs, colonies ou séjoursUniquement pour les gardes exclusives
Études supérieures (frais d'inscription, logement étudiant)
Permis de conduire, conduite accompagnée
Autre
Total mensuel0 €0 €

5 Ressources mensuelles

Montants nets, sans prélèvement à la source. Lissez les primes, les bonus et/ou le 13e mois sur 12 mois.

Parent A
Parent B
Revenus propres des enfants

Salaire d'alternance, job étudiant, bourse… Ces revenus couvrent d'abord la vie courante de l'enfant et réduisent d'autant ce que les parents doivent financer.

6 Capital et rentes

Parent A
Parent B

7 Charges contraintes mensuelles

Uniquement ce qui ne peut pas être réduit à court terme. Si un parent vit en couple, les charges communes du domicile (logement) sont réduites d'un tiers, la part prise en charge par le conjoint selon l'échelle OCDE (0,5 unité de consommation sur 1,5). Les frais de trajet couvrent les allers-retours liés à la garde (carburant, péage, train).

Parent A
Parent B

8 Fiscalité

L'impôt sur le revenu de chaque parent est estimé automatiquement avec le barème 2026 (revenus 2025). Le calcul tient compte des nouvelles parts fiscales selon la garde de chaque enfant, de la demi-part de parent isolé, du plafonnement du quotient familial, de la décote et de la pension elle-même : déductible pour celui qui la verse, imposable pour celui qui la reçoit, sauf en résidence alternée. Les revenus d'un nouveau conjoint marié ou pacsé ne sont pas pris en compte.

Parent A
Parent B
Analyse de votre situation

Comment le calcul fonctionne ?

Pourquoi un calcul juste. Fixer ou réviser une pension alimentaire crée souvent de vives tensions entre les parents, et les limites des barèmes et des simulateurs des services de l'État les attisent. Ces tensions retombent sur l'enfant, mêlé de près ou de loin au différend. Chaque difficulté de communication, pratique ou financière, le perturbe et peut le placer au cœur d'un conflit parental, avec des conséquences sur son développement et son équilibre à court, moyen et long terme. Un calcul fiable, transparent et argumenté doit donc remplacer les barèmes imprécis et les décisions parfois arbitraires.

Les besoins de l'enfant. Ils varient selon plusieurs facteurs : le niveau de vie de la famille, l'âge de l'enfant, son état de santé, la nature de sa scolarité (école publique ou privée, études supérieures ou non), ses activités et ses habitudes familiales (sport, musique, art…). Le calculateur les prend en compte à travers le niveau de vie du foyer réuni, le niveau d'étude de chaque enfant, la majoration en cas de handicap et les frais spécifiques réellement payés.

Barème officiel. On retire du revenu du parent débiteur un minimum vital égal au RSA d'une personne seule (651,69 € depuis le 1er avril 2026), puis on applique un pourcentage par enfant qui dépend du nombre total d'enfants du débiteur et du mode de garde. C'est la référence que la plupart des juges aux affaires familiales consultent, mais c'est un barème qui ne mesure pas la réalité : trop bas pour les petits revenus, trop élevé pour les hauts revenus. Il applique en effet un pourcentage fixe à tout le revenu du parent débiteur, une fois le RSA déduit, sans tenir compte de ses charges réelles, de la part de ses revenus qu'il épargne, ni des revenus de l'autre parent. Pour un petit revenu, la déduction forfaitaire du RSA ne couvre pas les dépenses incompressibles, alors que le coût réel d'un enfant reste élevé. Pour un haut revenu, le pourcentage s'applique aveuglément alors que les dépenses consacrées à un enfant n'augmentent pas au même rythme que les revenus.

Les deux parents contribuent. Les méthodes fondées surtout sur les revenus du parent débiteur peuvent aboutir à des absurdités où l'autre parent ne contribue plus, ou presque plus, à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. C'est particulièrement vrai quand le débiteur gagne nettement plus que le parent qui reçoit la pension : celle-ci devient en réalité une prestation compensatoire déguisée. La pension peut légitimement atténuer un écart de revenus trop important, pour que l'enfant ne change pas brutalement de niveau de vie en passant d'un foyer à l'autre. Mais son montant ne doit jamais dispenser le parent qui la reçoit de participer lui aussi aux dépenses de l'enfant au prorata de ses ressources. La méthode fine répond à ce principe : chaque parent finance une part des besoins proportionnelle à sa propre capacité contributive.

Méthode fine (sources détaillées dans le rapport PDF)

Impôt. Les ressources sont saisies avant impôt. L'impôt de chaque parent est estimé avec le barème 2026 : abattement de 10 % sur les salaires, parts fiscales selon les enfants à charge (moitié des parts en résidence alternée), majoration de parent isolé (0,5 part, ou 0,25 part si un seul enfant est à charge, en résidence alternée), plafonnement du quotient familial et décote. La méthode fine travaille ensuite sur les revenus après impôt. Hors résidence alternée, la pension versée pour un enfant mineur est déductible du revenu du payeur et imposable pour celui qui la reçoit. En résidence alternée elle n'est ni déductible ni imposable, car les parts fiscales sont partagées. Pour un enfant majeur aidé directement, la déduction est plafonnée (voir plus haut).

Le résultat de notre méthode de calcul se veut le plus juste et équitable possible, en s'appuyant sur les sources qui font référence dans ce domaine, mais il reste indicatif. Un avocat ou un médiateur familial peut affiner l'analyse et, le cas échéant, le juge appréciera librement la situation.

Qu'est-ce que le calcul révèle ?

En comparant pas à pas le barème officiel et la méthode fine, le calcul met en lumière plusieurs réalités que le barème et la plupart des décisions de justice laissent dans l'ombre.

Le calculateur rend tous ces mécanismes visibles et permet aux parents de discuter sereinement de chiffres vérifiables plutôt que d'un montant imposé et arbitraire. L'auteur recommande à chaque parent d'imprimer ce rapport et d'en discuter avec un médiateur familial, afin de valider ensemble un compromis équilibré qui favorisera une coparentalité apaisée, dans l'intérêt des enfants.

Analyse de l'auteur

Voici une estimation du revenu disponible mensuel en incluant les aides sociales familiales. Elle part de ces hypothèses : parent isolé qui a les enfants à charge principale, enfants de 6 à 14 ans, hors APL (trop dépendante du loyer et de la ville) et hors pension alimentaire.

TrancheSans enfant1 enfant2 enfants3 enfants
RSA650 €1 010 €1 250 €1 540 €
SMIC1 720 €2 080 €2 310 €2 600 €
Médian2 200 €2 550 €2 780 €3 070 €
Moyen2 750 €2 840 €3 110 €3 400 €
Aisé4 350 €4 350 €4 500 €4 700 €

Ce qui compose ces montants (à la date du 1er octobre 2026).

Un système très redistributif. Sans enfant, un parent en tranche aisée dispose de 3 700 € de plus par mois qu'un parent au RSA, soit 6,7 fois plus. Avec 3 enfants, l'écart tombe à 3 160 €, soit 3,1 fois plus seulement : les prestations liées aux enfants se concentrent sur les revenus modestes et réduisent fortement les inégalités entre familles.

Ces aides financent directement une partie des besoins des enfants. Il est juste de les traiter comme des ressources et d'en tenir compte dans le calcul de la pension : sinon, l'autre parent paierait une seconde fois des dépenses déjà couvertes par la collectivité. C'est le choix de l'outil : les allocations familiales et l'AEEH sont déduites du coût des enfants, et les autres prestations (majoration du RSA, prime d'activité, complément familial…) comptent dans les ressources du parent qui les reçoit.

Pension juste selon les ressources des deux parents. Le tableau ci-dessous croise les ressources disponibles du parent ayant la garde principale (tableau précédent) et les ressources du parent ayant un droit de visite classique, un week-end sur deux et la moitié des vacances, pour des enfants en primaire. Chaque cellule indique la pension calculée par la méthode fine, en euros par mois, et en dessous l'écart avec le barème officiel.

Pension juste en € par mois(écart avec le barème)Ressources du parent ayant un droit de visite (week-ends et vacances)
RSA652 €SMIC1 478 €Médian2 200 €Moyen2 750 €Aisé4 350 €
Ressources du parent ayant la garde principale (aides sociales incluses)1 enfantRSA1 010 €00220+108337+128408+125563+64
SMIC2 080 €00111−1229+20301+18479−20
Médian2 550 €0082−30195−14271−12446−53
Moyen2 840 €0068−44180−29256−27427−72
Aisé4 350 €0012−100117−92187−96346−153
2 enfantsRSA1 250 €00253+63446+90567+84854+3
SMIC2 310 €00128−62318−38437−46730−121
Médian2 780 €0090−100271−85389−94691−160
Moyen3 110 €0065−125242−114360−123666−185
Aisé4 500 €000−190153−203271−212553−298
3 enfantsRSA1 540 €00221−27460−4615−141 017−92
SMIC2 600 €00108−140337−127494−135869−240
Médian3 070 €0067−181291−173442−187819−290
Moyen3 400 €0040−208259−205408−221788−321
Aisé4 700 €000−248146−318296−333679−430

Règle : avec l'outil, la pension ne peut pas être négative. Quand le calcul conduirait le parent ayant la garde principale à verser une contribution au parent ayant un droit de visite, elle est ramenée à 0 €.

Ce qui ressort de ces tableaux.

Conclusion. Contrairement à une idée largement répandue, le système actuel des pensions alimentaires peut inciter certains parents à refuser la résidence alternée : la résidence principale des enfants apporte à la fois une pension, des parts fiscales et des prestations, soit un avantage financier et fiscal important. Le faible taux de résidence alternée en France, 12 % des enfants de parents séparés contre près de 50 % dans certains pays européens, en est l'un des signes.

Il est urgent de remettre l'intérêt des enfants au cœur de la justice familiale, en faisant de la résidence alternée la règle lorsque les deux parents sont en mesure de l'assurer, et en fixant des pensions équitables qui tiennent compte de toutes les ressources, du temps de garde réel et de la fiscalité.

Un tel calcul relève de l'économie et de la fiscalité bien plus que du droit : les juges aux affaires familiales n'ont ni la formation scientifique, ni le temps, ni les outils pour le mener au cas par cas. Le calcul de la pension devrait donc être automatisé, à l'aide d'outils transparents comme celui-ci, le juge gardant la main sur les situations particulières. Les décisions y gagneraient en cohérence et en prévisibilité, les décisions arbitraires disparaîtraient et les tribunaux seraient désengorgés.

Paramètres à jour au 1er octobre 2026 : RSA et AEEH (avril 2026), barème de l'impôt 2026 sur les revenus 2025, taux du Livret A (août 2026), données INSEE les plus récentes. À revoir chaque année.

Commentaires, Améliorations ou Remerciements : lajustepension@gmail.com